26 juin 2009
Interview sur Street Reporter
Lors du festival "BD Marginal" de dimanche dernier, j'ai participé à une table ronde sur la Bande Dessinée alternative. L'article, informatif, et la vidéos sur ici http://www.streetreporters.net/views/2618-la-bd-alternative et on peut m'y entendre faire l'apologie de Guy Delcourt (heureusement ils n'ont pas gardé que ça...). On y voit aussi Denis Bourdaud, malheureusement non crédité alors que c'est quand même celui qui a le plus d'expérience... Il y a aussi Docteur C qui se gratte le nez pendant que je bouge mes mains.

22 juin 2009
Des mains...
Cette semaine a été riches en rencontres et discussions autour du dessin... Mardi j'ai eu la chance de passer plus d'une heure avec l'ami Gilles Rochier, Stéphane Rey et Edmond Baudoin, qui n'est pas moins que l'auteur de Bande Dessinée dont j'admire le plus le travail...
Hier, à l'occasion d'un mini festival dans un superbe squat, j'ai pu rencontrer Denis Bourdaud - un auteur à la plume rare, et un homme vraiment intéressant et sympathique. Rajoutez à cela que j'ai passé cette journée avec Docteur C, pilier de Gorgonzola depuis les origines, et vous comprendrez que l'envie de dessiner est revenue malgré moi. Pour ça, quoi de mieux que de ressortir la bonne vieille encre de stylo plume qui m'a toujours été fidèle....
Cependant on ne sort pas de près de 8 mois d'abstinence graphique (hormis les marges de cours) sans douleurs, la page qui suit n'est pas belle mais n'a pas été accouché sans mal. Elle n'a pas de prétention de publication, elle m'a un peu remis le pieds à l'étrier, je l'aime bien. Elle est né d'un truc qu'on entend souvent et auquel je n'ai jamais trop cru. Cette idée comme quoi on peut reconnaitre un bon dessinateur à la manière dont il dessine les mains... ça m'a amusé de prendre cette idée, si l'on peut dire, à contre-pied...

08 juin 2009
Fin de campagne
La campagne européenne s'achève et, c'est une première, d'une manière plutôt heureuse pour ceux que j'ai soutenu. 14 députés pour Europe Écologie - plus du double du résultat de 2004 ! -, une distance de 0,4% avec le PS au niveau national, et une éclatante victoire en Île-de-France qui entraine à elle seule 4 élus au Parlement européen ! Parmi eux on retrouvera Karima Delli, 28 ans, membre fondatrice de Génération précaire, Jeudi Noir ou – plus récemment – Sauvons les riches. Si je ne suis pas un proche de cette jeune femme, j'ai eu à plusieurs reprises l'occasion de militer à ses côté, et c'est avec beaucoup de joie que je l'imagine députée européenne.
Malheureusement, si le score de la droite française reste faible quand on additionne les gauches républicaines, ce 7 juin fut un jour plutôt sombre pour l'Europe. Pas parce que le PS y a vécu un grand échec, ça ne pourra lui faire que du bien et peut-être même qu'enfin ça fera réagir ceux qui le dirige, mais parce que c'est bien la droite qui va encore régner sur l'Europe, et pas n'importe quelle droite : une droite arrogante, tape à l'œil et vulgaire, une droite berlusconienne dont notre président est un digne représentant. Quand on ajoute à cela la monté massive de l'extrême droite (excepté en France où elle recule) et les taux extrêmement forts d'abstentions dans tout l'UE ça ne laisse pas grand espoir de voir Barroso déguerpir et une Europe sociale naître.

José Bové, Karima Delli et Pascal Canfin : 3 nouveaux députés européens...
Mais malgré ces nouvelles, il est difficile d'être malheureux avoir vu naitre cette formidable dynamique au sein de la gauche écologiste. Une dynamique assez rare : composite mais uni, diversifié mais cohérent, et défendant un programme clair. La victoire de ce rassemblement s'affirmant de manière très nette comme une force d'opposition majeure – devançant même le PS en Île-de-France et dans le Sud-Est – est à la fois la preuve d'une prise de conscience et la marque d'un espoir encore existant dans le politique, s'il accepte de prendre des formes nouvelles. Il s'agit de ne pas trahir cet espoir – pour ça j'ai confiance en nos nouveaux élus (et aussi aux quelques anciens) - et de continuer sur cette lancée, en rassemblant plus encore : la défaite cuisante du MoDem permet enfin aux socialistes de ne plus s'empêtrer dans de fumeuses stratégies d'alliance, le score d'Europe Écologie leur apprend qu'il y a tout à gagner à regarder vers leurs partenaires historiques.
Je n'arrive pas à être triste malgré le score de l'UMP, malgré l'horrible déferlante populiste sur l'Europe... si ses jours actuels ne sont pas terribles l'élan qui s'est levé me fait sourire à l'avenir.
***

Une amie m'a indiqué qu'à l'occasion de l'action de « Sauvons les riches fait sa fête des voisins ! » (dans le XVIème arrondissement) j'étais passé sur France Inter lors de l'émission Panique au Mangin Palace le dimanche 31 mai. Il s'est avéré que c'était bien moi mais je crois que le podcast n'est plus en ligne. Ce n'était de toute manière pas le discours le plus intéressant sur le sujet. Cette vidéo a le mérite d'à la fois montrer l'ambiance de la fête et de laisser nos deux portes-parole (dont Karima Delli, citée plus haut) expliquer les tenants et les aboutissants de l'action.
Dans le même ordre d'idée, j'ai eu le plaisir de me faire interviewer avec un camarade mercredi soir par une journaliste du Monde.fr (charmante au demeurant) alors que je quittai le Zénith après le formidable meeting d'Europe Écologie. Une photo pas mal et quelques enregistrements sur le blog Où sont passés les candidats ? (par ailleurs un des meilleurs blog sur les élections européenne, où beaucoup de partis d'ordinaire peu couverts sont sollicités).
Les photos qui ornent cet articles sont de l'excellent Laurent Hazgui, journaliste indépendant et ami de Sauvons les riches, qui a gentiment accepté que je les poste ici. Elles sont ©Laurent Hazgui/Fedephoto. Vous trouverez d'autres photos, vraiment superbes, de la campagne sur sa page web.
07 juin 2009
Constellations

Constellation T1, de Daryl et Popcube, ed. Ankama... une nouvelle chronique sur Du9
26 mai 2009
Salon Jeunesse & Environnement

Le samedi 30 mai de 13h à 14h15 table ronde sur
au Collège Ostéopathique Européen, 46 avenue des Genottes à Cergy St
Christophe. Entrée libre.
Intervenants :
Gilles-Eric SERALINI : Expert pour le gouvernement Français et la Communauté Européenne sur la question des OGM.
Maël RANNOU : Étudiant, Co-président de Fac Verte Paris.
Pierre LE RUZ : Expert Européen sur la question des ondes électromagnétiques.
Roland DESBORDES : Physicien, Président de la Criirad.
François VEILLERETTE : Président du MDRGF, ancien Président de Greenpeace.
Albert-Claude QUEMOUN : Professeur Emérite de Pharmacologie (à confirmer).
Yorghos REMVIKOS : Professeur à la Faculté de Médecine.
Maria PELLETIER : Présidente de BioConvergence Rhône-Alpes
22 mai 2009
Sauvons les riches au Bristol !
J'ignore si vous connaissez le groupe d'activistes de Sauvons les riches. Ce comité d'action, issu de la même mouvance que Génération précaire ou Jeudi Noir, est né pour soutenir une des mesures phare d'Europe Écologie : l'instauration d'un salaire maximal européen équivalent à trente fois le salaire minimum. Ce qui fait plus de 30.000 euros et reste somme toute très confortable, enfin il me semble car je n'ai jamais eu une telle somme...
J'ai la chance d'appartenir depuis peu à ce petit groupe (une vingtaine de gens au grand max) qui fait cependant beaucoup parler de lui. Aller décerner des pantoufles dorées à François Pérol lors du conseil d'administration de Natixis, un diplôme de fils à papa à Jean Sarkozy au Rottary Club, offrir une montre bas de gammes à Ségéla... Ces images ont été fortement relayés par une presse enthousiaste. Certes il est peut-être triste qu'il faille nécessairement passer par le spectacle et l'image pour faire passer des messages aujourd'hui, mais c'est un fait. Et la revendication par l'humour, le décalage, et le dialogue est à mes yeux le meilleur choix pour ça !

Sauvons les riches s'adresse aux riches, sans les diaboliser ou pointer l'argent comme le mal absolu, le but du collectif est d'aller là où se trouvent ceux qui sont objectivement les responsables de la crise : ceux qui gaspillent, dépensent, claquent un smic en un repas... C'est donc dans un lieu hautement symbolique que nous devions agir, ce lieu c'est le Bristol, restaurant huppé où le président Sarkozy à ses habitudes et où le menu au plus bas prix est à 95€, vin non compris.
Ayant réservé une table pour sept, nous y avons envoyé 4 de nos amis en éclaireurs, qui ont commandés "Un radis et un grand verre d'eau du robinet", en référence au film Le Grand Restaurant, que notre président à déclaré être son favori... (pour ma part je ne l'ai pas vu). Quelques minutes après les retardataires sont arrivés, soit quelques autres jeunes du groupe et... une trentaine de journalistes ! Radio, presse écrite, TV, ils s'étaient donnés le mot et sont venus en masse. L'entrée s'est étrangement faite sans aucun problème, le portier ne s'étonnant pas de voir cette troupe débouler, dont un jeune à baskets jaunes portant une sono...
Nous nous attablons alors et, en toute logique, nous préparons à manger. Vin à 1€60, baguettes, saucissons et vache qui rit sortent des sacs et le déjeuner commence sous les explications de Manuel Domergue, le porte parole :
« Nous allons à la rencontre des riches anonymes pour leur proposer un autre mode de consommation. Il y a beaucoup trop de gaspillage dans notre société, il faut reconvertir l'économie. Cela passe en priorité par rééduquer ceux qui ont le plus d'argent. » et pour cela, quoi de mieux que de leur prouver qu'il est possible de bien manger, simplement, avec pas plus de 5€ ? Histoire d'investir son argent ailleurs, de manière un peu plus utile...

Il n'y a pas foule au Bristol, "Connaissent-ils la crise ?" s'interroge Julien, mais celle qui est là rigole, voire (selon la vidéo du nouvel Observateur, cf liens plus bas) comprend et approuve la cause. Certains serveurs viennent même me voir, curieux, et sont rassurés de comprendre qu'il ne s'agit pas d'attaquer le Bristol, ni même les restaurants de luxe, mais bien ceux qui y vont tous les jours, comme si c'était normal. Et par là de dénoncer un mode de consommation excessif, d'autant que quand le président vient c'est avec les sousous des citoyens qu'il paye ses joyeuses sauteries...
Manuel va voir les clients pour faire signer la pétition et la sécurité arrive alors, très remontée, et s'en prend courageusement au plus isolé qu'elle tente d'emmener derrière une porte, Je vous laisse vous deviner pour quoi faire mais je vous dit juste que ce n'était pas pour lui faire les yeux doux... Poussée par la sécurité nous quittons nos chaises pour essayer de rejoindre Manuel, les journalistes ont heureusement filmé la scène. Des moments comme les poings dans la gueule de Yannick (ce après qu'il ait dit "On peut discuter, on est pareil toi et moi", chose que le vigile a très peu goûté), ou la projection de Julien en bas d'escalier, sur du béton, valent leur pesant d'or ! Manuel, plus discret, s'est contenté d'abîmer méchamment une de ses phalanges.
Un changement de cap à lieu, le vigile le plus violent ayant été écarté par ses comparses, eux même effrayés par son manque de contrôle : il venait d'agresser une journaliste et de jeter une caméra au sol. Tandis que la sono continue d'éructer son joyeux "Vient boire un petit coup à la maison" sur lequel les moins abimés se trémoussent en chantant, on présente une autre sortie : le parking. Son portier hilare a d'ailleurs eu le malheur de nous féliciter, ce que son chef n'a que peu apprécié. Sur le parking quelques employés, sans costumes, boivent leur café dans des gobelets en plastique et applaudissent. "Laissez tomber, ça sert à rien de discuter avec eux" lancent-ils à l'adresse d'un Manuel, toujours diplomate, qui essayait encore, sans doute avec ce que l'on appelle l'énergie du désespoir, de dialoguer avec son interlocuteur.

C'est sans avoir pu faire boire une goutte de notre mousseux aux gardiens que nous sommes partis, on a pu trinquer avec les employés du parking en compensation (et quand on leur a demandé : c'est bon au moins le resto ? Leur réponse a été qu'il n'avait jamais pu gouté une miette, bien trop cher). Toujours chantant nous sommes repartis en longeant le magasin, sous le regard rageur - et pourtant si jouissif - du chef des gardes chiourmes qui se rappellera sans doute longtemps de ces vingt minutes (à peine) !
Merci donc au journalistes d'avoir couvert de manière plutôt large cette action (l'envoyé d'RTL est même sortie 5 minutes faire son sujet pour le journal de 13h avant de revenir). Choqué par la violence disproportionné des gardes, ils ont salué notre combat de manière plutôt unanime. Espérons qu'ils seront aussi nombreux mardi prochain, quand Sauvons les riches s'immiscera dans la Fête des voisins !
Les articles et vidéos de la presse :
* Un article, informatif et plutôt complet, de l'AFP
* La TV du nouvel Obs, avec des clients interviewés.
* Un bon article de l'Express, agrémenté de courtes vidéos qui révèlent bien l'ambiance.
* Vers la sixième minutes du journal de 13 heures (et non de midi) on a le premier reportage sur l'action !
* Le délirant reportage du Baron Pouly-Rotchild, on se demandait ce que c'était que cette caméra avec un canard jaune...
* Et le papier de Rue89, on y trouve particulièrement la vidéo la plus éloquente à propos de la violence de l'altercation. C'est d'ailleurs cette caméra(wo)man qui a vu son micro de caméra se faire arracher....
Et pour conclure de manière un un peu objective : "Nous ne portons pas de jugement sur les idées de ce collectif mais réfutons les moyens mis en œuvre", a déclaré le PDG du Bristol, Pierre Ferchaud, dans un communiqué.
Les photos de l'articles sont © 2009 AFP
21 mai 2009
Nickel Stuff, de Bernard-Marie Koltès.

Bernard-Marie Koltès étant décédé en avril 1989, ce n'est pas tous les jours que nous avons l'occasion d'en lire un nouveau livre. Et pourtant, les éditions de Minuit viennent de publier* un inédit du célèbre dramaturge. Nickel Stuff n'est certes pas une pièce, le sous-titre : "Scénario pour le cinéma", annonce la couleur. Et c'est justement là ce qui m'a attiré, voir ce que donner l'habile écrivain de théâtre sur un genre tout différent.
On apprend en postface que Koltès adorait le cinéma et a écrit plusieurs scénarii, dont seul celui ci était publiable, mais qu'une fois qu'il avait découvert la réalité d'un tournage, il n'a plus jamais voulu se lancer dans une chose "si compliquée". La lecture de Nickel Stuff fait regretter amèrement ce choix. On y retrouve bien sur quelques lourdeurs, qui seraient peut-être mal passées à l'écran, mais c'est plutôt habituel chez Koltès dont le Roberto Zucco, pourtant remarquable, ne respire la légèreté.
Le scénario est fait dans les règles de l'art, avec plans au sol, descriptifs des plans, abondance de précisions sur les personnages et les situations avant et après le récit proprement dit. Le récit est noir, et d'ailleurs Koltès avait une vision assez intéressante de l'image : il voulait un film en noir et blanc dans lequel la couleur pouvant apparaitre ponctuellement, mais pas sur un objet, il voulait alors que l'image soit d'une seule couleur. Un récit noir donc, évoluant entre un supermarché miteux, des zones délabrées et une boite de nuit vaguement branchée, le Nickel. C'est un récit de fierté, celle de Baba, que Tony a accusé de ne "pas avoir de jambes" alors que le petit noir venait de remporter la coupe de meilleur danseur du Nickel...
Tony est l'ex-double champion du Nickel, et sans doute encore son meilleur danseur, mais il ne combat plus. Tony se contente d'être un employé de Gourian, dans son supermarché minable, de draguer la caissière, et de se perdre dans la ville. Son désespoir ? Celui d'avoir gagné, et ne plus avoir grand chose à atteindre, d'être condamné à vivre sa petite vie, dans sa petite ville. On comprend donc assez bien que répondre au défi de Baba ne l'intéresse plus... Autours de ce personnages gravitent Gourian et sa fille simplette, Jackie et son fils détruit par l'alcool, sa mère solide mais désabusée, E.E. le videur du Nickel, qui n'aime rien tant que faire rouler sa voiture... Et puis Robert qui s'ennuie et monte un coup...
L'ambiance générale est à la crasse et à la paranoïa. C'est moite et peu porté à la joie, malgré l'humour, présent par à coup. Koltès voulait Londres, ville réputée sale, un film en anglais avec de l'argot et du créole, De Niro et Travolta. Il nous a laissé ce scénario, peut-être imparfait sur certains points mais dont la lecture est loin d'être laborieuse. Retrouver Koltès 20 ans après sa mort à quelque chose d'émouvant, et exhumer ce texte, révélant une facette méconnue de l'auteur, n'a rien d'un gadget. C'est une clef supplémentaire pour comprendre l'œuvre d'un des auteurs majeurs de la seconde moitié du XXème siècle, mort à 41 ans sans nous révéler la totalité de ses mystères.
Nickel Stuff, de Bernard-Marie Koltès, les éditions de Minuit, 11,5€.
* En mars pour être précis. Il est à noter que le même éditeur vient également de publier un ensemble de lettres de Koltès sous le titre, qui a le mérite d'être clair, de Lettres (512pages, 19€).
16 mai 2009
Deuxième.
Comme certains peuvent le constater ça a pas mal changé par ici, en même temps moi aussi donc ça peut avoir sa cohérence.
Ceux
qui suivaient depuis quelques temps avaient remarqués que ça ne
bougeait pas trop. Un soir ou j'ai voulu modifier durablement ce blog
je l'ai supprimé par erreur. Au moins, le ménage était fait. Avec
quelques regrets mais bon...
Aujourd'hui j'ai un scanner, pris quelques fonctions syndicales (au sein de Fac Verte), me suis beaucoup investi en politique... Cette année j'ai aussi voulu développer vraiment l'Egouttoir, l'édition se révèle aussi une passion, dont le pendant est la critique (pour Comix Club, Du9 et maintenant Jade). Mon temps s'est donc aussi pas mal écoulé là dedans, sans compter évidemment la création. J'ai fait de nombreuses rencontres très riches et passionnantes. Et si, peu à peu, je déleste un dessin trop malhabile je m'amuse vraiment à écrire des histoires pour des dessinateurs tous plus talentueux les uns que les autres. De nombreux projets existent, avec Emmanuel Reuzé, Joanna Hellgren, Lepithec, Yvang, Zéphir... Tous très différents et à des degrés d'avancement divers.
J'aurai donc a priori des choses à vous montrer et à
vous dire dans les jours à venir. J'aimerai (est-ce condamné à rester
un désir) faire des notes assez fréquente, au moins deux par semaines,
alternant planches, croquis et politique. Le risque est un magma un peu
délicat à démèler mais bon, je me vois mal fractionner mes blogs, j'ai
déjà assez de mal à en tenir un....
A priori vous trouverez aussi
sur cette pages des notes de lectures, développement sur un livre qui
m'aura plu et/ou marqué. Normallement il y aura de quoi satisfaire les
curiosité, j'espère que ce sera faisable mais je dois avouer que je
retrouve une certaine motivation.
Donc à bientôt.
05 mai 2009
Bibliographie présente
Puisque ce blog doit recommencer voici un message juste avant l'introduction. Son but est juste de poser les bases de la section "Mes Publications", section qui s'enrichira ensuite au gré des publications. En haut mes publications les plus récentes, dans le cas des revues c'est en fonction du dernier n° auquel j'ai contribué même si le premier date d'il y a très longtemps. La liste n'est pas totalement exhaustive mais presque. La plupart du temps les gens évoqués sont trouvables dans les liens, sinon les éditeurs des fanzines et revues sont crédités dans la première catégorie de liens.
Comix Club n°3-4-6-7-10 (Mars 2006 - Janvier 2009)

Une de mes plus grosses fierté dans le monde de la Bande Dessinée c'est bien de pouvoir contribuer à Comix Club. J'y suis arrivé en catimini lors du n°3 dans un dossier rendant hommage à Charlie Schlingo , j'y avais dessiné une planche. Pour le n°4 j'ai proposé un article, un de ceux dont je suis toujours le plus fier, "Fanzinat de mon cœur". Il a été accepté et je n'y ai plus jamais dessiné de pages, par contre je leur ai toujours envoyés des articles de temps à autres. Le dernier, "La Bande Dessinée au Québec", (n°10 est aussi un des articles dont je suis le plus satisfait... Il s'agit de mon premier article de plus de 3 pages (et il en fait 18 !) et porte sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur. De plus l'iconographie a été réalisé par Michel Viau, assurément le spécialiste de la question, qui m'a fait l'honneur d'un compliment pour ce travail, fruit d'un boulot assez lourd... Sinon j'y ai aussi publié un article sur les géniaux Bicéphales (n°6) et un autre que j'aime bien malgré son côté pédant et son dramatique découpage en trois parties "Littérature et Bande Dessinée" (n°7)
Oxymore 1 et 2 (Juin 2008 - Janvier 2009)

A l'origine pensé comme un fanzine de réflexion sur la Bande Dessinée à parution fréquente, le manque de réactivité a avorté le projet avant sa sortie. Le n°1 est cependant sorti sous une très belle couverture de Baladi et traite du fanzinat. Un sujet un peu auto-centré mais qui contient des choses franchement intéressantes dont un texte d'Anne Bacheley donnant un bon coup de pied dans le panier de crabe, de très belles pages de Lénon et Léo Quiévreux, une brève histoire du fanzinat par Jean-Paul Jennequin... J'y ai publié un dialogue que j'aime beaucoup sur une incompréhension entre une auteur de fanzine mainstream et moi, illustré par le brillant Jzef... Ce numéro a été offert en supplément au Gorgonzola 13.
En janvier 2009 l'initiateur féroce de ce projet, David Amram, l'a relancé dans une formule toute différente. Édité par l'Égouttoir, Oxymore nouvelle version se veut une revue ouverte sur tous les arts. De fait le n°2 contient de la Bande Dessinée comme de la poésie, de la photographie, un article de philo politique et .. un entretien inédit avec le regretté Julien Gracq ! J'y ai publié un texte qui souffre un peu d'être tiré de son contexte mais illustré d'une très belle manière par Yvang. On y retrouve aussi Baladi, Léo Quiévreux, David Amram, Glotz, Aurélien Allard, Alister Sinclair... J'attends avec pas mal d'impatience le n°3, qui sortira en septembre, et permet à l'Égouttoir d'amorcer sa diversification avec cohérence. Une deuxième revue donc, sur laquelle je n'ai qu'un avis consultatif, ce qui ne fait pas de mal parfois.
Gorgonzola n°1 à 14 - sauf n°8 (Octobre 2005- Octobre 2008)




Gorgonzola c'est mon fanzine chéri. Crée lors de quelques mois après l'arrêt de L'Égouttoir , il est né d'un manque, je voulais éditer, c'était un vrai besoin. Le premier n° a été bouclé en une semaine, il se voulait beaucoup plus large au niveau des auteurs (grâce à Internet) et ouvert à l'international (on y trouve des une suisse et un québécois). Je l'avais appelé Gorgonzola parce que bon, à 15 ans j'étais un petit rebelle qui se voulait punk (la bonne blague). Il me me fallait donc un nom qui fasse maladie, genre Eczéma, et je trouvai que le mot Gorgonzola sonnait bien. J'ai appris un peu trop tard qu'il s'agissait en fait d'un fromage. Il n'empêche qu'aujourd'hui j'ai cessé de me prendre pour un punk (ça manquait quand même méchamment de crédibilité) mais je trouve toujours que ça sonne très bien.
De 20 pages au numéro un, il passe à 24, 32 , 48, pour en faire 120 aujourd'hui. Dans Gorgonzola sont passé (et souvent repassés) plus de 150 auteurs de 13 pays différents, des professionnels reconnus comme des personnes publiant leurs premiers dessins. C'est avec Gorgonzola que je suis allé pour la première fois à Angoulême, et à chaque numéro la progression est palpable. C'est grâce à lui que j'ai rencontré énormément d'auteurs, dont certains sont devenus des amis, que j'ai publié mon premier article ( sur le fanzinat dans Comix Club), que j'ai appris petit à petit les règles incontournables de l'édition (que j'apprends encore).... J'ai dirigé tous les numéros, à l'exception du 8 (dirigé par Docteur C.). Le numéro 15 sortira en Juin, il sera formidable et entérinera la nouvelle formule bisannuelle lancée par le 14. Mais je commence déjà à préparer le n°16 (prévu pour janvier 2010) et je peux vous dire que celui là aussi va être pas mal surprenant.
Gorgonzola, je t'aime !
Crachoir n°3 (Décembre 2008)

Ressuscité de ses cendres, Crachoir le fanzine d'Yvang a perpétué ici la nouvelle formule entamée 8 ans auparavant. La couverture de Richerand annonce le contenu, qui est absolument incroyable. Je retiens particulièrement les planches d'Yvang, Jzef, Fredox, Guillaume Soulatges, Marin Lebrun et Jack Torrance... Yvang a eu la gentillesse d'y publier une de mes planches. Sans doute une des meilleures que j'avais réalisée jusqu'ici, mais qui souffre de la comparaison face au niveau excellent de l'ensemble. C'est une des choses qui m'a fait prendre conscience que je pouvais décemment arrêter le dessin sans que ce soit une trop grosse perte pour le monde...
Du9 (depuis Décembre 2008)
Soufflé par la qualité de ce site web consacré à la Bande Dessinée (depuis 1997 !), j'ai assez vite éprouvé le désir d'y participer afin de pouvoir me consacrer à la critique d'album, chose impossible dans Comix Club, réservé aux question de fond (ce qui se fait aussi très bien sur du9 d'ailleurs). Aujourd'hui je publie fréquemment des chroniques et apprend beaucoup au contact de Xavier Guilbert, éminent connaisseur de la Bande Dessinée aux conseils terriblement avisés.
Mes chroniques sont là : http://du9.org/Mael-Rannou
Alain Beaulet : un éditeur (Octobre 2008)

Un de mes vieux projet (remontant au Gorgonzola 6) étant d'interviewer Alain Beaulet dans Gorgonzola. Force a été de contacter que cet homme est trop passionnant pour se contenter de 3 pages. En effet je me suis assez vite retrouvé avec une dizaine de pages. Pas assez pour un livre, trop pour un Gorgonzola. Assez vite est venue l'idée d'en faire un opuscule d'une vingtaine de pages qui serait offert aux bons clients et amis de L'Égouttoir. Les belles paroles d'Alain sont encadrés par une préface de Pierre Christin et une postface de Philippe Morin. De plus, pour embellir ce témoignage, une douzaine d'auteurs - et pas des moindres - de son catalogue ont accepté de lui rendre hommage par un dessin ou une planche : Troub's, André Juillard, Hyppolite, Philippe Lagautrière, David Prudhomme, Olive, Miles Hyman, Pat Cab, Nicolas Weis, Sen&Les frères Taloche, Philippe Petit-Roulet, Lionel Koechlin, Muzo et Laurent Lolmède.
Un témoignage précieux d'un éditeur qui a vraiment beaucoup fait pour la légitimation de ce qui n'était pas encore le neuvième art. Et une vrai émotion pour le petit fanzineux que j'étais (et suis encore). Vu que le tirage était vraiment faible il a été vite épuisé, mais pour que tout le monde puisse accéder à ce source d'information sur un homme discret et son parcours, Du9 a republié le texte (sans les illustrations).
Bévue n°5 (Juillet 2008)

Cette revue, dirigée par un groupe quadricéphale d'étudiants en arts plastiques de la fac de Rennes, se veut à la fois espace de création et de réflexion. A ce titre j'ai pu y publier un article, peut être trop court, sur ce que je considérai comme les deux meilleures Bandes Dessinées d'humour de 2008. A savoir Jacques le petit lézard géant et Le Plunk, deux séries édités par.... Dupuis ! Ce afin de montrer que malgré des auteurs franchement séniles Spirou restait un des laboratoire de BD d'humour grand public les plus efficaces et, parfois même, exigeants. On y trouve aussi un excellent article de Tony, "La case noire", et de bonnes Bandes Dessinées signées LL de Mars&Docteur C., Jzef, Duy, Tony, Tifenn ou Blou...
Dicentim : 35 ans (Fin 2007)

Dicentim est une création de Jacques Kamb pour Pif Gadget. Étant un grand admirateur de cette revue, et oui, j'ai été contacté par Frédéric Maye, le spécialiste de Kamb sur le web, pour participer à une petite brochure hommage publiée par le fanzine Kirby. Le résultat est un ouvrage varié et bon enfant, j'y ai réalisé "35 transcriptions de Dicentim" une histoire en deux pages qui a été plutôt plaisante à faire. A noter particulièrement les dessins de Patrick Dumas, Dimberton, Moti, André Joy, Bernard Ciccolini, Mathilde, jac Lelièvre... et surtout un formidable dessin de Luciano di Gatto que j'ai découvert ici, mais qui est vraiment très très bon ! On peut encore le commander ici.
Le Mouton fiévreux n°4 (2007)
J'ai
illustré a 4ème de couverture de cet essai courageux, celui de faire
tenir une revue culturelle indépendante en Mayenne. Malheureusement ce
fut un échec et après environ un an de publication la revue s'est
arrêté.
Tous coupable (2007)

Monumental ouvrage (près de 300 pages) né sous l'impulsion de la scandaleuse condamnation du dessinateur Placid pour avoir dessiné en couverture d'un livre en policier au nez porcin. Tous coupables ! était un ouvrage de soutien d'une masse de dessinateurs divers, amateurs comme très connus, qui ont tous dessinés un policier sous forme de cochonnaille afin de se porter eux aussi sous le joug de la justice. Un beau projet, soutenu par ailleurs par une vingtaine d'éditeurs (dont l'Égouttoir) qui souffre cependant de n'avoir absolument aucune sélection en son sein, quelques pages étant vraiment de trop. Il est par ailleurs vrai que la mienne est loin d'être la plus transcendante.
Les bénéfices ont été reversés à Placid afin qu'il puisse payer son amende et les frais du procès.
Comix2 n°1 (Septembre 2006)

Dominic Béliveau, auteur amateur québécois plutôt mainstream, avait voulu relancer le fanzine qu'il faisait 14 ans auparavant. Étrangement, il a fait appel à moi (ainsi qu'à Tony), pour avoir un côté "unerground" je crois (hahaha). J'ai fait une page dont j'aimais beaucoup le principe mais à la réalisation vraiment mauvaise, Petit traité de fin du monde. Il n'y a pas eu de numéro 2, j'attends avec impatience les prochains 14 ans, pour la troisième version.
Ça pue ! n°4 (Octobre 2005)

Pour son dernier numéro, le fanzine d'étudiant de la brillante Iris s'était ouvert aux européens. J'ai eu le plaisir d'y publier un gag d'une demi page de mon éphémère série Décadence. J'y traitais de Julie Doucet et de ce que je pourrai faire en tant que femme. Quand j'y pense j'aimais bien les planches de cette série, ce serait un moyen de me remettre au dessin... On trouvait aussi dans ce fanzine des planches très fortes de Docteur C., de bons gags d'Alustriel, une histoire de Martin Roy...
L'Abécédaire (Septembre 2005)

Le premier gros travail de l'Égouttoir , ma première grosse direction de projet. Le principe était que chaque auteur illustrait un mot d'une lettre différente, soit 26 auteurs en tout. Mais dans les fait il y a plusieurs auteurs avec les même lettres, des lettres sans auteurs... D'excellentes contributions d'auteurs plus ou moins connus (Docteur C, Blanquet, Malher, Texier, Stanislas Gros, Brioch, Sacha Goerg...) mais surtout une totale absence de sélection. Le pire côtoie donc le meilleur et fait de ce premier livre, tiré à 500 exemplaire (dont encore 200 sous mon lire), un objet assez incohérent et qu'on a beaucoup de mal à assumer aujourd'hui. On le vend toujours sur le site, on l'amène dans les festivals... mais il est vrai qu'on a plus trop le cœur de défendre ce projet qui, cependant, nous aura permis de nous lancer vraiment dans la furia éditoriale, d'en apprendre pas mal sur le sujet et de nous faire de chouettes contacts...
L'Égouttoir 1-2-3 (2004)


Les trois premiers fanzines que mon frère et moi avons fait. C'était grand, avec une couverture couleur, et sans aucune prise de tête et ambitions autres que de révolutionner la Bande Dessinée. Ce premier essai nous a timidement appris à nous servir d'un photocopieur. C'était quand même très mauvais dans l'ensemble, mais c'était les bases de notre future structure, qui portera le nom du fanzine défunt. Je ne suis pas mécontent de la couverture du n°3.
On peut aussi y noter quelques jolis dessins de Timothée Thomas, quelques scénar de Manu (copain de collège), les premiers gags de Tony (sacrément moins conceptualiste qu'aujourd'hui) et même un faux mangas de SF signé Romain Coulon... et bien... la jeunesse jeunesse ma foi...