T.D.A.
En ce moment je prépare mon premier moyen-métrage, après deux galots d'essais (un court métrage et un clip). Déjà deux ans de travail, voire un peu plus, et tout est près. Scénario taillé au cordeau, lieux de tournages choisis, casting complet, il ne manque plus que quelques sous ! C'est le plus gros projet que j'ai jamais porté, et je veux le faire bien.
J'ai donc tourné une bande d'essai fauchée, créé une page facebook et une autre sur toucoprod afin d'attirer de généreux mécènes. En 100 jours j'ai obtenu 70% de la somme, il reste 92 jours pour boucler le budget.
Vous pouvez en savoir plus sur le projet en cliquant sur l'image ci dessous, vous pourrez également contribuer, même à hauteur de 10€ ce serait déjà une avancée non négligeable.
Pour le casting, la version complète est sur FB. Mais on y trouvera entre autres des potes de classe aujourd'hui comédiens comme Florian Pourias et Yann Lefeivre, mais aussi nombre d'autres gens que j'admire et qui ont accepté de rejoindre l'aventure comme Miss Ming, Alice Trémolières, Antoine Tomé, Jean-Louis Costes, Dany Porché, Sabine Lenoël ou Fred Neidhardt...
Valaida Snow
C'est assez fou, mais tout occupé à recenser autre chose j'ai oublié de vous annoncer la sortie de mon premier album, alors que j'en avais abondamment parlé quand il était à l'état de projet !

Valaida Snow donc, est un nouvel album de la belle collection BDJazz et trait d'une chanteuse/trompettiste de jazz - déjà un rareté en soi - oubliée aujourd'hui mais dont la vie et la musique ont un pouvoir de fascination indéniable. Mon père avait consacré un roman fictionnel sur cette figure curieuse, j'ai trouvé là l'occasion de travailler avec Emmanuel Reuzé, dont le travail protéiforme m'a toujours impressionné et que je voulais voir utiliser ce trait charbonneux absolument magnifique sur un ouvrage diffusé.

Le texte de quatrième de couv, qui présente très bien en quelques lignes (et quel défi) le parcours de la chanteuse : " Valaida Snow (1904-1956) est une des figures les plus fascinantes de l'histoire du jazz. Chanteuse et danseuse, elle fut aussi une des premières femmes trompettistes. On la surnomma "Little Louie". Sa vie scandaleuse défraya la chronique. Elle se produisit en Chine, joua avec Earl Hines, Django, Basie, découvrit Bud Powell et rivalisa d'excentricités avec son amie Joséphine Baker. Arrêtée pour vol au Danemark en 1941, elle fit passer cette détention pour un séjour en camp de concentration ! Cela relança sa carrière, jusqu'à ce que la supercherie s'évente. Elle vivota alors en chantant du rhythm and blues. Sa courte discographie est ici largement représentée (48 Chansons). "

L'album contient 22 pages de BD, une chronologie détaillée et 2CD avec plusieurs heures de musique. Le tout coûte 19,60 € et vous le commander dans toutes les librairies (même les mauvaise). Plus d'infos sur le nouveau site de BDMusic !
Des articles ?
Et oui, et un peu partout.

Dans la presse écrite d'abord, avec la parution fin janvier (et que j'annonce bien tard) de la très belle revue L'Indispensable. Confortant les espoirs donnés par le premier opus, ce numéro continue de donner la parle à des acteurs important de la bande dessinée, en dehors de toutes actualités. Après l'avoir dévoré, on a envie de lire de la bande dessinée, pour ma part j'ai dévoré tout Théodère Poussin et me suis plongé dans Petit-Roulet. Deux belles redécouvertes de BD à côté desquelles j'étais passé plus petit, et auxquelles je n'étais jamais retournées.
J'y ai rédigé plusieurs chroniques dans la seule partie plus ou moins d'actualité. Je parle donc Prince du coeur (Jean-Louis Costes, Les Requins Marteaux), de CE T5 (José Roosevelet, ed. du Canard), d'Où es-tu Léopold ? T1&2 (Vincent Caut et Michel-Yves Schmitt, Dupuis), d'Avignon (Willem, Cornélius), de Frenchman (Patrick Prugne, Daniel Maghen) et de l'Intégrale Théodore Poussin 2 (Frank le Gall, Dupuis), découverte à propos. C'est en librairie, ça coûte 10€, et c'est la seule véritable revue critique de bande dessinée.
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En ligne ensuite, avec mon retour sur Du9, qui me fait bien plaisir, d'autant que j'interviewe un auteur qui m'a particulièrement frappé et qu'il faut impérativement découvrir, le québécois Michel Hellman, et notamment sa BD Iceberg, une des plus belles choses de ces dernières années.
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Et puis une première, un article sur le site Bodoi, à propos du livre-témoignage du fondateur du festival d'Angoulême. Une lecture réservée aux amateurs particulièrement curieux, mais riche en intrigues et en anecdote curieuses. Un ouvrage qui, en tous les cas, rappelle d'où vient le festival, chose que feraient bien de se remémorer les organisateurs.
Le point fanzine

Et oui je continue sur 1fanzineparjour tous els jeudi (même si parfois j'oublie mon tour et que je me rattrappe, comme ce dimanche.
Depuis mon dernier points, beaucoup de chroniques...
- Höla n°15, le fanzine auto-édité de Phil, le plus célèbre des dessinateurs liégois. Un bonheur de bêtise légèrement éthyliques.
- Crachoir n°4, fanzine dirigé par Yvang et Léo Quivreux. ce n° spécial strips avait une contrainte : l'humour était prohibé. Un résultat décapant auquel j'ai eu l'honneur de participer. En dessinant des méduses.
- Bizarre n°15, pas vraiment un fanzine que cette revue éditée par Jean-Jacques Pauvert, quoique j'en ignore le tirage. Pleins de belles choses dans ce numéro consacré au dessin, notamment les premières publication d'un jeune auteur qui fera parler de lui : Jean-Jacques Cardon, croustillants débuts.
- Ufoja Lahdessa n°2/4, un superbe fanzine de Marko Turunen, azuteur finnois dont une nouvelle magnifique somme vient d'être publiée par Frémok. Il s'agit sans doute d'un des auteurs contemporains les plus intéressants. Plusieurs de ces histoires ont été publiées en français dans Gorgonzola.
- La Chair désilusée, superbe fanzine Guillaume Marin, qui abandonna ensuite tout pour faire des études scientifiques. Inconnu mais quii serait à redécouvrir impérativement.
- Caporal & Commandant n°1 : Faut qu'on rie, le plus brillant des opuscules édités par Bicéphale. Pourtant ils sont très forts et la qualité générale de leur production est fort haute.
- Le Martien n°6, fanzine mythique teinté absurde, émanation dessinée de Rock Hardi, on y retrouve un paquet de signatures qui feront parler d'elles et d'autres - plus discrètes - qui méritent d'être découvertes.
Faust
Après un beau petit passage à vide j'ai 4/5 articles dans les tiroirs, plus les retombées médias de mon premier album dont je vous parle bientôt. Et tout cela ne serait pas complet sans le bouclage d'un vieux projet : un clip pour le chanteur Antoine Tomé. Les habitués de ce blog le connaissent un peu puisqu'il m'avait fait le plaisir de jouer dans Nuit de veille, mon premier film. Le clip a été réalisé sans un sou mais avec beaucoup de plaisir par une petite équipe dont vous trouverez la liste un peu plus bas, en attendant vous pouvez le visionner en cliquant sur l'image :
Vous aurez reconnu la patte d'Yvang, mon éternel collaborateur, pour le sections animées. Sinon le clip accueille (par ordre d'apparition) Antoine Tomé, Sabine Lenoël - qui m'a fait l'honneur d'apparaitre dans ce clip en hommage à Jean Rollin, à l'époque récemment disparu -, Philippe Deneubourg et Jean-Pierre Dauphin. Avec une belle du contribution "61", bar extrêmement sympathique du XIXe arrondissement.
Ce bref descriptif ne serait pas complet sans saluer Ève Rosset, scripte dévouée, et Jérémie Cot, chef-opérateur et monteur sans qui rien n'aurait été possible.
Il n'y a pas de rapport sexuel
J'avais été profondément marqué par la découverte d'HPG via son premier long métrage, On ne devrait pas exister. Depuis j'attends avec une réelle impatience la sortie de son prochain film, annoncé depuis longtemps, Les Mouvements du bassin, mais malgré de nombreuses annonces, toujours rien ! Et là, bam, surprise, un film de Rafaël Siboni construit à partir de milliers d'heures de rushes de tournages d'HPG. Le jour de la première j'étais évidemment dans la salle. Il n'y a pas de rapport sexuel est une merveille, j'ai dsélaissé provisoirement ma machine à remonter le temps et au écris un long article sur cette magnifique actualité pour Angledevue. A voir impérativement.
La part du canard
Alors que sur 1fanzineparjour je parle du travail du délirant Phil, j'ai également publié un texte nettement plus "polémique" sur le site de La Rubrique à Brac, partie réservée à la BD d'Angledevue, d'habitude réservé à mes écrits sur le cinéma.
Dans cet article, il s'agit de défendre un auteur intègre, au travail réellemnt exceptionnel dans le champ actuel de la bande dessinée, le suisse José Roosevelt. Interdit d'Angoulême, il sera impossible de retrouver son travail si particulier cette année, sinistre nouvelle qui fallait dénoncer.
(comme d'hab, clique sur l'image !)
1fanzineparjour
Ce petit mot pour dire que même si je ne poste pas mes chroniques toutes les semaines, je continue à poster avec une fidélité hebomadaire des articles sur le site 1fanzineparjour, toujours aussi réjouissant pour les yeux et la culture microéditoriale.
Depuis la dernière fois ça fait mine de rien un petit paquet de chronique, dans l'ordre chronologique :
- Trash'em n°4, collectif provocateuro-rigolo, beaucoup de potacheries dans un esprit très bon enfant dont je peux témoigné puisque j'y ai publié deux pages (2011).
- George n°27, un numéro de 2010 parmi d'autres de ce collectif qui parait avec une périodicité à faire pâlir de jalousies les gens qui, comme moi, ne peuvent se permettre qu'un seul n° de leur fanzine par an.
- Des croûtes au coin des yeux n°4, par Tanxx, recueil de (bon blog) publié en 2011.
- Boum ?! Un antimilitarisme primaire, par Ramine, publication d'un 24h de la BD du festival Périscopages 2011, malheureusement le dernier.
- Cheval de quatre n°10, dernier numéro (2011) à ce jour d'un collectif bien connu des amateurs.
- King Can comix n°1, par Caro Caron & Dominique, un fanzine québécois de 1998.
Et bien et bien, que de jolies choses !

Plus Oh !
En cette nouvelle année pas de cartes de voeux, ma créativité étant assez limitée, mais un article sur une curiosité pour ma chronique cinéma. Jean-Luc Godard/France Gall, avouez que la rencontre ne parait pas évidente au premier abord !
http://maelrannou
Livre pour enfant
Comme d'habitude, 1fanzineparjour, qui me permettent de tenir le rythme de la MAJ hebdomadaire (avant la mise en ligne de mon fanzine). Deux chroniques donc, la semaine dernière sur George n°27 et aujourd'hui sur Des croûtes au coin des yeux n°4 !
Et, chose plus étrange, j'ai rédigé un article pour un blog de livre pour enfant à destination des bibliothèque : Les Riches heures de Fantasia. C'est une obligation lors de ma licence, mais j'y ai pris un certain plaisir vu que le bouquin était ojectivement très réussi. Pef & Rabelais l'alliance était tellement naturelle ! (clic sur l'image)
Le Schtroumpfissime
Après une semaine épuisante au festival de Montreuil j'ai quelques bonnes nouvelles. Non seulement j'ai publié un nouvel article sur Du9, portant sur la réédition du Schtroumpfissime commentée par Hugues Dayez, mais surtout j'ai dessiné un petit fanzine de 8 pages lors du festival. Tiré à 40 exemplaires, il s'appelle Ceci est mon corps et je le scannerai bientôt pour le blog.
Mais en attendant, on va lire ma critique sur Du9, hop hop hop !
Lundi ?




1. Les Gouvernements New-Labour, de Patrick Le Galès & Florence Faucher-King (Presses de Sciences Po, 2010), Un hiver de glace, de Daniel Woodrell (Payot Rivages/Noir, 2011), Jérôme Lindon, de Jean Echenoz (Minuit, 2009) et Au coin de ma mémoire, de Francis Groux (PLG, 2011).
Alors les actualités en question les voici, que du texte, encore un fois ...
Il y a bien sûr mes chroniques hebdomadaires sur 1fanzineparjour, fabuleux site ouvert par Six pieds sous terre. Depuis la dernière fois j'ai - fort logiquement - écrit six chroniques. Sur L'Horreur est humaine n°3 (Humeurs), Ça va ? n°47 de David Libens, Greuar n°1 du mirifique Jzef, Formol n°1 de Simon Hureau (L'Institut Pacôme), La Machine à torturer les poulpes de Pedro Mancini (Les Enfants hirondelle) et la dernière sur le magnifique Iceberg de Michel Hellman (Colosse).
Sinon j'ai publié un article sur Du9, premier d'une fournée de 4 articles, dont deux encore en cours de rédaction. Il porte sur un excellent recueil de strips et dessin de Mix & Remix, très bon dessinateur de presse suisse qui intègre par ce biais "Les Cahiers dessinés", la superbe collection dirigée par Frédérik Pajak. (clic sur l'image)
Et puis ma chronique mensuelle de film, qui prend déjà du retard à cause d'un problème d'ordinateur (je ne peux pas lire de DVD nom de dieu !). En tous cas j'ai eu envie de parler du Nonfilm, de Quentin Dupieux, un film intéressant à de nombreux titres. (idem)
Des nouvelles en masse.
Bon, comme l'on remarquées les quelques personnes qui passent par là, ce blog n'est pas à jour. Ce qui m'a fait plaisir c'est que plusieurs personnes me l'ont signalées, comme quoi ça en intéresse quelques un(e)s. En gros la rentrée m'a accaparée et je n'ai rine fait ici. Pourtant je ne suis pas inactif, j'ai écris plusieurs articles pour des sites et des revues, je prépare un Gorgonzola qui me plait déjà beaucoup et l'ancien a obtenu un prix fanzine au festival de Lyon, mon premier album va être lancé au Quai des bulles... Bref, que du bonheur !
Je n'ai pas envie de délaisser ce blog et je me suis donc décidé à m'imposer un rythme, j'avais fait ça dans le temps (quand j'étais jeune) et ça avait plutôt bien marché. Mais comme je ne suis plus si jeune ce sera un rythme plutôt tranquille : le lundi, je parlerai d'un livre lu récemment en m'imposant de faire un dessin pour illustrer cette chronique, ce qui aura le double avantage de me forcer à lire ET à dessiner, et le jeudi je posterai le détail de mes travaux récentes, que ce soit articles, bandes dessinées, publications, etc. Les autres jours je ne m'interdit pas un dessin, une planche, des réflexions, mais rien de certain non plus.
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Vous ne l'aurez pas raté, nous somme jeudi, ce qui impose donc la recension de mes travaux récent. Évidemment il va y en avoir beaucoup puisque je vais devoir remonter depuis ma dernière annonce de publication (l'interview avec Mandryka) et que depuis j'ai quand même un peu travaillé.
Une chose que je n'ai pas annoncé, et j'en ai honte, il y a un superbe blog qui se développe depuis plusieurs mois sous l'égide de Six Pieds sous terre. Il s'agit d'Un fanzine par jour qui, comme son nom l'indique, publie chaque jour une chronique d'un fanzine d'hier ou d'aujourd'hui. C'est un blog collectif avec un beau panel de contributeur réparti par jours de la semaine. Actuellement on peut y lire des recensions signées 6 pieds sous terre, Terreur Graphique, Ambre, Big Ben, June... et votre serviteur qui poste une chronique tous les jeudis depuis juin ou juillet. C'est passionant de voir tout ces fanzines dont on imaginait parfois pas une seconde l'existence. Et ça rend profondément triste et jaloux un amateur comme moi. Allez, assez parlé, maintenant vous allez sur http://1fanzineparjour.tumblr.com, vous lisez les archives, vous le marquez dans vos favoris et à partir de demain tous les jours vus passez y jeter un œil !
Moins régulier mais toujours présent, je prend toujours grand plaisir à écrire pour Du9. Il y a quelque semaines j'ai eu le plaisir d'y publier une chronique d'un album acheté lors de mes pérégrinations québécoise et malheureusement difficilement trouvable en France, Motel Galactic. Je vous le conseille et, faute de pouvoir le lire, je vous renvois vers mon article qui, j'espère, en donne un bon aperçu (clic sur l'image).
J'ai aussi écrit, voici plusieurs mois, deux chroniques pour le retour de la revue L'Indispensable (en librairie en ce moment). Mes chroniques sont toutes petites par rapport aux autres et je me sens assez ridicule, mais la revue est vraiment belle et vaut le détour. Lancer une revue de critique et d'entretiens rigoureux et relativement pointus n'est pas une chose aisée dans le contexte que l'on connaît, il faut absolument soutenir l'entreprise. Sinon pour le numéro 2 j'ai plus de chroniques et elles sont bien plus développées, l'honneur est sauf.
Pour ceux qui ne connaissent pas L'Indispensable je ne peux que conseiller d'aller consulter les archives des entretiens de la première formule sur Du9, et de se procurer la version ressuscitée !
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Encore de la critique, je participe à Jade depuis quelques numéros, au gré des thématiques. Mon plaisir là dedans est avant-tout de voir ce que fait Yvang de mes scénarios. Contrairement à Emmanuel Reuzé ou à Joanna Hellgren je ne lui fourni pas de découpage, juste les dialogues et un descriptif de l'action. Il découpe ensuite à sa guise, de manière extrêmement dynamique bien que je choisisse toujours de faire des blocs de textes énormes. Je suis sidéré de la facilité qu'il semble avoir à faire de la bande dessinée, ça semble couler de source chez lui. Il agit d'ailleurs sur ces planches en véritable co-scénariste puisqu'il va parfois jusqu'à changer quelques phrases, rajouter des situations, bref, c'est un collaborateur parfait (ce qui sont aussi mes autres collaborateur mais Yvang c'est la glace à la vanille PLUS la glace à la menthe).

Ce numéro de Jade avait pour thème « Le Refus », un sujet intéressant pour moi qui me fait parfois refuser des boulots en tant qu'auteur et en refuse en tant qu'éditeur (à ma maigre échelle), je me suis amusé à décrire le refus du côté de l'éditeur en me disant que ce point de vue serait moins défendu. C'est en effet le cas mais l'ensemble n'est pas rébarbatif du tout, on trouve des planches particulièrement réjouissantes et c'est toujours avec surprise et fierté que je vois de plus en plus régulièrement mon nom dans le sommaire de cette belle revue.

Toujours de la bande dessinée, mais plus de critique, j'ai publié deux planches dans le fanzine Trash'em, que dirige Ksn'dr. Attention j'ai fait le scénario et le dessin, chose de plus en plus rare. C'est un beau fanzine mais je dois avouer ne pas être fan du contenu, le principe est d'aller dans l'humour trash et potache, parfois avec un certain talent (Sulo, Ksn'dr, JB de Gornaud) mais je dois avouer que je suis de moins en moins client de ce genre de pages. Surtout depuis qu'avec PornoCrade on a tendance à imaginer que je ne fais que ça. Je me suis quand même bien amusé à redessiner deux vieilles planches jamais publiées qui portent le doux noms de « Monsieur Bongo ».
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Et enfin, de la critique de nouveau, mais de film. En effet, je découvre le cinéma depuis quelques années, en néophyte curieux je m'amuse à chercher les réalisations de réalisateurs marginaux, les petits bijoux que les lois du marché n'ont pas forcément soutenu mais qui méritent d'être vus, etc. Pleins de noms viennent en tête et je ne suis certainement pas le mieux placer pour parler de tout ça en expert, alors je le fais en amateur amusé et le site angle de vue a jugé intéressant de publier mes points de vue mensuellement dans une rubrique dument nommée « La Machine à remonter le temps ».
Mon premier article porte sur un artiste que j'ai déjà évoqué, le passionnant Gérard Courant, surtout connu pour ses Cinématons (à ce propos il faut absolument aller consulter l'incroyable travail du critique Dr Orloff qui entreprend un visionnage complet de ces travaux sous le titre Cinémarathon). J'ai choisi de traiter d'un de ses films les plus « classiques », une véritable aventure de science-fiction mais, comme toujours avec Gérard Courant, évidement expérimentale. Sélectionné à Cannes en 1987, peu diffusé en salle, Les Aventures d'Eddy Turley est pourtant une vraie réussite. En attendant l'éditeur curieux qui l'éditera en DVD, vous pouvez aller lire mon avis et voir quelques autres belles images en cliquant sur celle que vous trouverez ci-dessous.
Si vous avez eu le courage de me lire je vous dit bravo et à lundi !
Nikita Mandryka

Avec tout ça j'avais oublié de vous prévenir que j'étais revenu sur Du9, et pas avec n'importe quoi, en effet ce n'est rien de moins qu'un long entretien en deux parties avec M. Nikita Mandryka qui y est paru ces dernières semaines. Drôle, complètement barré et d'une sincérité cinglante, j'espère que le plaisir que j'ai eu à la faire est partagé à la lecture !
Première partie : http://www.du9.org/Nikita-Mandryka-I
Deuxième partie : http://www.du9.org/Nikita-Mandryka-II
Pendant ce temps à l'Asfored
En attendant l'énième retour de ce blog (mais je pense à une formule imposant au moins deux MAJ par jour à partir de la fin août) une petite communication sur un sujet qui vous est sans doute très étranger mais me tiens beaucoup à coeur.

La plupart d'entre vous l'ignorent mais j'ai été durant deux ans élève au sein du BTS édition de l'Asfored. Cette structure est une émanation direction du Syndicat national de l'édition, c'est un centre de formation continu mais qui forme aussi chaque années vingt élèves au métier de fabricant en édition. J'y suis rentré il y a deux ans avec le désir d'apprendre tout un savoir technique qui m'était étranger, j'en ressors diplômé (fraichement) et en route vers d'autres aventures, ravis de ce que j'ai pu y apprendre.
Mais cette formation aux qualités multiples (en alternance, gratuite, au coeur du "milieu") est menacée, et se dégrade franchement plusieurs années. En deux ans seulement j'ai d'ailleurs senti de plein fouet pas mal de déperdition... Car si j'ai cité trois avantages non négligeables à cette école, le premier de tous était les formateurs professionnels excellents. En effet nos professeurs assuraient des cours de grandes qualité, accompagné d'un réel suivi pédagogique et d'une vraie volonté de voir les élèves réussir. Parce qu'ils y voient l'avenir, et que c'est important, tout simplement.
Cette année s'est terminée avec le renvoi d'un des formateurs essentiels du BTS, suivi de la démission de trois autres formateurs. C'est plus que regrettable, c'est un gâchis, une connerie, tout ça à cause d'une direction aveugle et méprisante.
Bref vous trouverez des infos ci-après :
- un article sur le site de Livre Hebdo : http://www.livreshebdo.fr/edition/actualites/le-depart-de-l-asfored-de-plusieurs-de-ses-formateurs-suscite-une-grande-emotion/6930.aspx
- et surtout le comité de soutien sur facebook, qui permet de lire les nombreuses lettres expliquant la situation, notamment celles des promotions 32 (la mienne) et 33 (qui a encore un an à faire au sein de l'école) et de 14 formateurs. Cet aperçu permet de bien voir la faiblesse de l'argumentation de la direction et révèle la gravité du problème : http://www.facebook.com/pages/Comit%C3%A9-de-soutien-aux-formateurs-de-lAsfored/193944130655222















