I wanna fly in my house

Blog de Maël Rannou : scénariste, micro-éditeur et critique de Bande Dessinée.. Co-président de Fac-Verte Paris.

26 juin 2009

Interview sur Street Reporter

Lors du festival "BD Marginal" de dimanche dernier, j'ai participé à une table ronde sur la Bande Dessinée alternative. L'article, informatif, et la vidéos sur ici http://www.streetreporters.net/views/2618-la-bd-alternative et on peut m'y entendre faire l'apologie de Guy Delcourt (heureusement ils n'ont pas gardé que ça...). On y voit aussi Denis Bourdaud, malheureusement non crédité alors que c'est quand même celui qui a le plus d'expérience... Il y a aussi Docteur C qui se gratte le nez pendant que je bouge mes mains.

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Posté par maelrannou à 11:10 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

C'est honteux.

Je suis navré de vous dire sur un ton aussi sec ce que je pense de cette entrevue, elle est pitoyable. Comment peut-on rabaisser la BD Alternative à un tel niveau ? C'est un alignement parfait de stupidités. Je cite "La BD d'auteur c'est le mec qui fait tout quoi", ceci est dit après l'explication de Maël Rannou (pas totalement dénuée d'une certaine réalité cependant) disant que la BD Alternative est en quelques sortes de la BD d'Auteur. Je cites un contre exemple au hasard, Dupuy & Berberian faut de la BD Alternative chez Cornélius, ne sont-ils pas deux ?

On parle dans cette interview du phénomène Manga et Comics, où on parle de BD industriel où l'on doit uniquement bosser comme une bête de somme acharné pour pondre un maximum de planches. C'est juste, mais un auteur alternatif travaille énormément aussi, prenons le cas de Baladi, qui sort énormément de bouquins par an. Est-ce un défaut d'aimer travailler avec passion dans ce que l'on fait, et de "pondre" des dizaines de planches semaines, est-ce pour autant qualifiable d'industriel ? NON ! Là où s'effectue la différence (entre commercial et alternatif), c'est l'expérimentation même de cet art séquentiel. On doit préciser également, que si la BD Alternative est ce qu'elle est aujourd'hui c'est parce que les grands éditeurs commerciaux ont manqués de tact les dix dernières années, et n'ont pas (ou bien que sur certains ouvrages) fait face au phénomène manga en plein expansion. Les alternatifs ont réussis à donner une réponse vive aux grandes firmes bédéistiques capitalistes, et en prouvant, que la BD ne devait pas se limiter à du commerce (soit à des BD enfantines, érotiques ou d'aventures grotesques). Par ailleurs, les jeunes auteurs émergents chez Dupuis ne sont pas toujours bien payés, et sont parfois exploités pour faire un travail qui ne leurs convient pas. Mais où va le monde ? Voyant cela les éditeurs commerciaux tels que Delcourt et Casterman ont crées des nouvelles firmes dérivés (comme Shampooing et Casterman) et c'est là que l'on essaye de prendre la jeunesse dans le domaine de la BD actuelle. Et bien oui, il est possible d'aller chez ce genre de personnes qui volent allègrement un travail sans relâche de toutes une génération d'auteurs qui se sont battus pour faire de la BD ce qu'elle en est aujourd'hui, et d'oublier les efforts fournis. De s'essayer au commerce, et de se faire pousser les yeux bandés dans le précipice qui consiste à croire que l'art est un business.

Mais où se rabaissent les alternatifs ? Mais que va devenir la BD face à des interview pareilles ? Heureusement que certaines personnes se battent de manière plus noble que d'autres...

(Désolé pour les fautes d'orthographe possibles, je n'ai pas eu le temps de me relire...)

Posté par Quelqu'un, 10 octobre 2009 à 23:44

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